L’AVC augmente considérablement le risque de démence.

L’AVC augmente considérablement le risque de démence.

Aux États-Unis, quelqu’un a un accident vasculaire cérébral toutes les 40 secondes. On estime que les accidents vasculaires cérébraux tuent 140 000 personnes chaque année.

L’AVC est responsable de 1 décès sur 20 aux États-Unis.

La démence, une affection neurologique apparemment sans rapport, touche environ 8,8 % de tous les adultes américains de plus de 65 ans, soit environ 4 à 5 millions de personnes âgées, au total.

Dans le passé, des études ont démontré un lien entre l’AVC et un risque accru de développer la démence. Jusqu’à présent, cependant, il n’a pas été possible d’évaluer exactement l’augmentation du risque.

Comme l’âge moyen de la population américaine augmente et que la survie à l’AVC devient plus courante, il est de plus en plus important de connaître l’ampleur du risque. Plus nous comprenons les facteurs qui influencent la démence, plus nous avons de chances de trouver des moyens de réduire les risques.

Risque d’accident vasculaire cérébral et de démence


Récemment, les chercheurs ont analysé une foule d’études antérieures afin de tirer des conclusions plus solides sur les liens potentiels entre l’AVC et la démence.

Les scientifiques de la faculté de médecine de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni ont maintenant publié leurs résultats dans Alzheimer & Dementia : The Journal of the Alzheimer’s Association.

Dirigée par la Dre Ilianna Lourida, l’équipe a tiré des informations de 48 études, qui comprenaient des données provenant d’environ 3,2 millions de participants. Cette méta-analyse, la plus importante du genre, a permis d’établir des liens clairs entre les deux conditions.

« Nous avons constaté que les antécédents d’AVC augmentent le risque de démence d’environ 70 % et que les récents AVC ont plus que doublé le risque. »

Dre Ilianna Lourida
Les résultats sont demeurés significatifs même après avoir contrôlé les facteurs de risque connus de démence, comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

Le Dr Lourida explique pourquoi leurs découvertes sont importantes : « Étant donné la fréquence des accidents vasculaires cérébraux et de la démence, ce lien étroit est une découverte importante. L’amélioration de la prévention des accidents vasculaires cérébraux et des soins post-AVC peut donc jouer un rôle clé dans la prévention de la démence ».

Recherches futures et conclusions


Les auteurs ont identifié des différences de risque entre les études individuelles ; ils croient que cela pourrait être dû à la région du cerveau affectée par l’AVC et à l’ampleur des dommages survenus dans les tissus.

L’équipe pense également que le risque accru de démence à la suite d’un AVC pourrait être plus prononcé chez les hommes. Toutefois, d’autres recherches seront nécessaires pour clarifier ce point.

Les auteurs espèrent que les scientifiques poursuivront cette ligne de recherche et identifieront d’autres facteurs qui pourraient être impliqués ; par exemple, on sait que l’origine ethnique et l’éducation jouent un rôle dans le risque de démence, de sorte qu’il serait utile de comprendre comment l’AVC pourrait modifier le risque dans différentes populations.

Le Dr David Llewellyn, coauteur de l’étude, conclut :  » Environ un tiers des cas de démence sont considérés comme potentiellement évitables, bien que cette estimation ne tienne pas compte du risque associé à l’AVC.

« Nos résultats indiquent que ce chiffre pourrait être encore plus élevé et renforcent l’importance de protéger l’approvisionnement en sang du cerveau lorsque l’on tente de réduire le fardeau global de la démence.

Compte tenu de la prévalence des accidents vasculaires cérébraux et de la démence aux États-Unis, il est plus important que jamais de comprendre la relation entre les deux. Il reste encore beaucoup à apprendre, mais la nouvelle étude enrichit considérablement nos connaissances.

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